109 projets de films aidés lors des 2e et 3e sessions 2020 de la Commission du Cinéma

41 longs métrages, 20 courts métrages, 44 documentaires de création et 4 Films Lab sont soutenus par le Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel.

Bénédicte Linard, Ministre des Médias et de la Culture du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, a approuvé les propositions de soutien avancées lors des 2e et 3e sessions 2020 par la nouvelle Commission du Cinéma, en place depuis septembre 2020.
8 millions d’euros sont attribués à 109 projets de films qui reçoivent une promesse d’aide à l’écriture, au développement ou à la production. Pour rappel, comme annoncé dans le plan de relance en faveur du secteur du cinéma et de l’audiovisuel, les aides à la production des films d’initiative belge francophone sont majorées de 20 % afin de faire face aux problèmes de financement liés à la pandémie.41 Longs métrages

10 longs métrages belges francophones sont soutenus à la production. Plusieurs duos de réalisateurs sont aidés
: après Le jeune Ahmed, Luc et Jean-Pierre Dardenne reviennent avec Tori et Lokita, sur l’amitié entre deux jeunes venus seuls d’Afrique et devant faire face aux cruelles conditions de leur exil en Belgique. On retrouve également le duo Dominique Abel/Fiona Gordon dans L’étoile filante, ainsi que Bénédicte Liénard et Mary Jimenez qui poursuivent leur collaboration avec Euga, une histoire prenant place au cœur de l’Amazonie. Après Le cœur régulier, Vanja D’Alcantara prépare Vancouver, sur la jeune Toni dont les plans pour reconstruire sa vie à sa sortie de prison semblent bien perturbés. Marta Bergman s’inspire elle de la mort de la petite Syrienne Mawda dans L’enfant bélier, tandis que Delphine Girard suit, dans Le plus vivant possible, Dary, Aly et Anna qui, après une fête ayant mal tourné, doivent faire face aux échos de cette violence. Dans Dalva, Emmanuelle Nicot filme une adolescente placée en foyer sans en comprendre les raisons. Sam Garbarski réalise quant à lui Perfect Boyfriend, l’histoire d’un demain relativement proche dans lequel les jobs sans qualification sont remplacés par des androïdes beaucoup plus efficaces que les humains. Après Parasol, Valéry Rosier revient avec Lundi, sur un croque-mort pour… animaux domestiques. Une aide à la finition est également accordée au film collectif En marche.
7 productions étrangères coproduites avec la Belgique sont également soutenues, dont Le temps d’aimer de Katell Quillévéré (Suzanne) et Les Harkis de Philippe Faucon (Fatima), ainsi que 2 projets CCA-VAF, dont Rebel de Bilall Falah et Adil el Arbi.
Côté développement, 7 projets reçoivent une aide. Dans Quatre jours avec Hitler et Mussolini, Frédéric Fonteyne s’inspire de l’histoire vraie d’un professeur qui aurait pu devenir l’un des plus grands héros de tous les temps en se débarrassant des deux dictateurs. Romain Renard reçoit en outre une aide au développement pour le film d’animation Melvile, adapté de sa bande-dessinée éponyme, tout comme Valentina Maurel (Paul est là, Lucia en el Limbo) pour El Jardin El Llamas.
Au niveau des longs métrages belges aidés à l’écriture, 15 projets sont concernés. Dans Cyclopes, Sarah Hirtt porte son regard sur Agathe, qui, en accouchant d’un bébé intersexué, est confrontée à la réalité du corps, tandis que Jonas d’Adesky s’intéresse, dans Petite Reine, à Ana, 14 ans, primo-arrivante qui cherche à prendre sa revanche sur la vie en devenant la femme la plus intelligente du monde. Sont aussi soutenus les projets de Laura Wandel, Hors-la-loi, et Delphine Noels, Krieg.

44 documentaires de création

Parmi les 19 documentaires de création belges francophones aidés à la production, Gaëlle Hardy et Agnès Lejeune observent, dans Les yeux ouverts, un cabinet de consultation dans lequel il est question de la fin de vie ; tandis que Christophe Hermans reçoit une aide après réalisation pour Des corps et des batailles, sur des unités Covid-19 créées en urgence pour affronter la pandémie.

8 documentaires sont aidés au développement dont Rashid, retour à Sinjar de Jasna Krajinovic sur le retour d’un adolescent Yézidi dans l’Irak d’après-guerre après 3 ans passés dans les prisons de Daech et Out of the picture d’Anne Smolar, qui part à la recherche des femmes architectes et de leur histoire.
11 projets de documentaires sont soutenus à l’écriture. Après Sans frapper, Alexe Poukine observe avec Dans le rôle un centre de formation dont l’objectif est d’éviter, grâce à des jeux de rôle, l’émergence d’une violence possible chez les soignants. Petites de Pauline Beugnies est le récit libre de l’Affaire Dutroux, raconté par cette génération d’enfants, aujourd’hui adultes, exposée bien trop tôt au sordide dans l’intimité de leurs foyers.

20 courts métrages

Au niveau du format court, 20 projets sont aidés à la production, dont les animations Jules et Juliette de Chantal Peten, Le bus de Sylwia Szkiladz et Conte sauvage d’Aline Quertain.

4 films Lab

Enfin, 4 Films Labs sont soutenus à la production, parmi lesquels Belgium-20 de Jean-Benoît Ugeux.

« Au total, c’est plus de 109 projets de films, tous formats confondus, qui sont soutenus par la nouvelle commission. Autant de promesses de regards neufs, indépendants, décalés, inspirants, que nous pourrons découvrir dans les prochains mois et prochaines années. La diversité de ces projets reflète la diversité de notre société, portés tant par des noms reconnus que par de jeunes réalisatrices et réalisateurs. En attendant le retour tant attendu du cinéma sur les grands écrans, il m’est précieux de constater que la vitalité des créateurs et des créatrices est toujours forte. Pour les soutenir, j’ai décidé de majorer l’ensemble de ces projets de 20 %. Aussi, grâce à la relance du fonds de garantie, les tournages prévus peuvent se poursuivre. Le travail se poursuivra dans les prochaines semaines pour continuer à valoriser notre 7e art. »
Bénédicte Linard | Ministre des Médias et de la Culture

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