Bilan sur l’état des réserves en eau et des cours d’eau en Wallonie

La Cellule sécheresse, regroupant les différents interlocuteurs du secteur de l’eau en Wallonie (représentants des services concernés du SPW, Aquawal et les acteurs de la production et distribution d’eau potable) s’est réunie ce 23 mars 2021 afin de faire le point sur l’état des réserves en eaux souterraines et de surface ainsi que sur les cours d’eau en ce début de printemps.

1.    Précipitations, eaux souterraines et indice de sécheresse

En début d’hiver, nous avons connu des précipitations et des chutes de neige qui ont permis une recharge des nappes phréatiques plus précoce que ce que nous avions connu les années précédentes. Cependant, on observe déjà une descente des niveaux piézométriques dans la plupart des nappes. Seuls les aquifères plus profonds qui connaissent des temps de réaction plus longs, continuent de monter actuellement (c’est le cas des Craies de la Haine). Globalement, on se situe dans les moyennes des années précédentes. Actuellement,

la recharge des aquifères est considérée comme satisfaisante. La situation des eaux souterraines restera donc tributaire des températures et des précipitations du printemps et de l’été 2021.

L’indice sécheresse de l’IRM est normal. On attend une légère remontée des températures ces prochains jours. La première quinzaine d’avril s’annonce plutôt sèche.

2.    Barrages réservoirs et cours d’eau

Dans les barrages réservoirs, la situation est bonne. A Nisramont, il y a eu une légère baisse dû à des travaux et non à la situation hydrologique. Sur le Ry de Rome et au barrage de l’Eau d’heure, on est proche des niveaux maximums.

En ce qui concerne les débits des cours d’eau, depuis début mars, la situation est comparable aux années 2017 et 2018. Les niveaux remontent légèrement ces derniers jours. Sur les cours d’eau non navigables, les constats sur les premiers mois de l’année sont identiques à ceux sur les cours d’eau navigables. Des crues importantes avaient été observées de manière généralisée mais, début mars, les niveaux étaient de nouveaux redescendus. Un phénomène classique car les cours d’eau sont très réactifs en fonction des précipitations et quand il cesse de pleuvoir, ils redescendent assez vite.

3.    Production et distribution d’eau

De manière générale, les indicateurs pour la distribution d’eau potable publique sont favorables. La situation est correcte partout sauf en Hesbaye où les pompes sont restées à un niveau bas à l’issue de la période hivernale. La nappe du crétacé de Hesbaye est donc à surveiller dans les prochains mois.

Le Centre régional de crise de Wallonie (CRC-W) poursuivra le monitoring de la situation afin d’anticiper les difficultés potentielles de l’été. Un nouveau point sur la situation sera effectué fin avril

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