La manifestation pour le secteur culturel vire en gros carnaval improvisé à Saint-Léonard

Il y eut pas mal de monde au centre-ville en cette journée ensoleillée. Plusieurs dizaines d’actions du secteur culturel ont en effet eu lieu ce samedi à Liège comme dans tout le pays, dans le cadre de l’opération «Still standing for culture» qui réclame des perspectives de reprise concrètes et rapides pour les secteur culturel. Elles ont eu lieu au Théâtre de Liège, au cinéma Sauvenière, à l’opéra et aussi sur l’esplanade Saint-Léonard où une performance dansante collective a eu lieu (chacun dansait dans son espace tracé à la craie au sol).

C’est finalement cette dernière manifestation qui a dérapé en agrégeant tous les habitants du quartier qui étaient prêts à laisser éclater leur envie de fête. C’est que ce samedi-là, qui suit le mardi gras, est traditionnellement celui où se déroule le carnaval du Nord, dans le quartier. Cette année, rien n’était officiellement prévu mais certaines personnes avaient néanmoins décidé

de déambuler déguisées ou grimées, quand d’autres avaient mis leur instrument sous le bras.

Au bout du compte, après un rassemblement rue Maghin où se tenait une autre manifestation en faveur du secteur culturel, plusieurs centaines de personnes se sont laissées emporter au cœur de l’après-midi par l’ambiance festive communicative, sur l’esplanade Saint-Léonard, faisant fi du respect des règles sanitaires qui interdit toujours actuellement de tels rassemblements.

Des policiers en civil présents sur les lieux devraient mettre à l’amende certains des fêtards ayant participé à cet événement qui, par son caractère improvisé, n’a pas laissé la possibilité aux forces de l’ordre de mobiliser les effectifs nécessaires pour y mettre fin dans la contrainte. “A partir de 16 heures, une cinquantaine de manifestations se sont improvisées, sans autorisation”, indique d’ailleurs la police de Liège. Près de 200 personnes place Xavier Neujean, 250 dans le parc de la Boverie, etc. Elle a relevé plus de 50 rassemblements à 50 endroits différents.”Il était humainement impossible d’intervenir partout pour faire respecter le port du masque ou les mesures de distanciation sociale.

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