L’Alouette Lulu : quelle population nicheuse en Wallonie en 2021 ?

 

L’appel lancé début 2020 dans la COAnews en vue de faire le point sur la population nicheuse d’Alouette lulu en Wallonie a permis de localiser près de 80 sites et plus de 110 couples ou cantons occupés. La majorité des sites ne sont occupés que par des couples isolés, certains par 2-5 couples et seuls des terrains militaires en accueillent davantage (surtout le camp de Lagland dans le sud-Luxembourg – accès très fortement réglementés). Bien qu’encore partiels, ces résultats sont encourageants et invitent à poursuivre les recherches. L’Alouette lulu attire toute notre attention car il s’agit d’un nicheur rare et vulnérable dont la population ne dépassait guère 200 couples lors des inventaires de l’Atlas des oiseaux nicheurs de Wallonie.

Cette alouette est un nicheur assez discret qui occupe pour une bonne part des milieux assez peu visités, comme des coupes forestières (accrues suite aux récents dégâts occasionnés par les pullulations de

scolytes), de vastes jeunes plantations, d’anciens sites carriers ou industriels et donc aussi les terrains militaires.

Participer dès maintenant à la recherche de l’espèce ?

Une recherche ciblée est donc relancée en 2021. Cette démarche volontaire fait appel à tous les observateurs susceptibles de parcourir des milieux favorables.

Les rapides retours depuis les zones d’hivernage sont observés depuis la deuxième décade de février : on est donc en pleine période de cantonnement et les couples se forment très vite. Par exemple, la quasi-totalité de nicheurs sont déjà rentrés dans le vaste domaine militaire de Lagland (sud –Luxembourg). Actuellement, les mâles chantent assez fréquemment avec envol et retour dans leur territoire, les vols chantés pouvant toutefois les emmener en boucle assez loin et haut (100-150m). Ils peuvent être alors assez difficiles à apercevoir. Des chants sont réguliers jusqu’en mai, surtout le matin, moins fréquents quand la nidification est en cours. La repasse du chant peut être utile dans nombre de sites, surtout ceux occupés par des couples isolés. En été, il est utile de chercher et pointer les familles qui restent souvent unies jusqu’en août voire septembre.

Quelles informations encoder ?

– Encoder ses observations sur observations.be en pointant précisément l’endroit de l’observation et le type de milieu (utiliser le champ remarques dans www.observations.be ).

– Encoder aussi des données négatives est utile quel que soit le milieu visité. Le faire peut permettre de mieux évaluer le taux d’occupation de différents habitats, notamment des milieux temporaires comme les coupes forestières et les très jeunes plantations.

Pour toute question ou information, vous pouvez notamment contacter Jean-Paul Jacob, tél. 0492. 68.88.92.

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