Le CPAS de Charleroi a pris une décision forte pour contrer le coronavirus

Les missions du Centre Public d’Action Sociale (CPAS) de Charleroi impliquent naturellement des contacts interpersonnels nombreux. Ce qui n’est pas évident à gérer en pleine pandémie. Le Bureau permanent du CPAS carolo s’est réuni en sa séance du 13 août 2020 sous la présidence de Philippe Van Cauwenberghe (PS) pour aborder la question.

Le Bureau permanent du CPAS carolo a désigné un laboratoire afin de réaliser le testing COVID-19 PCR de son personnel travaillant dans les maisons de repos et de soins, les soins et services à domicile, les abris de nuit ou encore la Maison Lancelot.  Pour information, la Maison Lancelot est un Service d’Accueil et d’Aide Éducative pour des mineurs confrontés à des difficultés familiales.

“Le CPAS de Charleroi, compte tenu du risque de rebond de l’épidémie de COVID-19, a jugé indispensable de faire tester les membres de son personnel qui sont en contact avec les usagers que nous accueillons dans nos structures d’hébergement et/ou que nous soignons, à savoir dans nos neuf maisons de repos et de soins, à la Maison Lancelot (service d’accueil pour mineurs), au sein des abris de nuit ou bien encore dans le Département des soins et services à domicile” indique-t-il dans un communiqué de presse. Environ 1400 agents travaillent dans les services concernés.

Modus operandi

Ce testing se fera sur base volontaire et concernera principalement les agents de retour de congé et les nouveaux engagements. Le reste des agents sera testé dans la foulée.

Les prélèvements seront effectués par les infirmières de maisons de repos du CPAS lui-même. Elles ont été formées à cet effet par les médecins coordinateurs de l’organisme public. Les prélèvements, eux, seront envoyés au laboratoire partenaire. Les résultats seront disponibles endéans les 24 heures: “Un tel système nous permettra de réagir rapidement si un de nos agents se révélait porteur du virus.”

Appel à l’aide

Confronté déjà à une situation financière compliquée, Philippe Van Cauwenberghe espère pouvoir compter sur des appuis extérieurs: “D’un point de vue plus large, j’espère toujours pouvoir compter sur le soutien des niveaux de pouvoir supérieurs dans cette démarche. Une base légale solide serait très utile pour permettre de généraliser ce type de testing. J’attire également l’attention de nos autorités de tutelle sur le coût considérable que représente ce testing- surtout s’il devait être renouvelé régulièrement.”

Ces derniers temps, plusieurs foyers de contamination au coronavirus ont été constatés dans des maisons de repos. La première vague de la pandémie avait fait de nombreuses victimes au sein des homes en Belgique.

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