L’échevine Defraigne justifie la taxe de 15.000€ pour les bars à prostituées

Le but de cette taxe n’est rien d’autre que de s’aligner sur ce que les autres villes font. Charleroi : 17 000 euros. La circulaire wallonne permet 18.000 euros. Et la tutelle nous a enjoints de nous tenir dans les balises indiquées” justifie la Première Echevine en charge des Finances et du Budget, Christine Defraigne. Elle rappelle que Liège est sous plan de gestion. Notre ville, confrontée à un déficit structurel, bénéficie d’un crédit d’aide extraordinaire à long terme auprès du Centre Régional d’Aide aux Communes (CRAC). Ces charges du crédit sont partagées entre la commune et la Région mais, en contrepartie, la Ville de Liège est soumise à l’adoption et au respect d’un plan de gestion assurant le retour à l’équilibre budgétaire.

Au mois de février, les propriétaires de cinq des sept bars restant présents rue Varin, où travaillent alternativement une trentaine de prostituées, ont introduit un recours devant le Conseil d’État via le cabinet d’avocats liégeois MP2 contre la hausse de 10.000€ (en plus des 5.000€ qu’elles payaient jusqu’à présent) de la taxe sur les bars à prostituées en 2020. L’auditeur du Conseil d’État avait rendu son avis et estimait que le triplement de la taxe n’avait pas été suffisamment justifié par la Ville, estimant qu’elle devait être annulée. Du coup, le Collège communal a fait voter une nouvelle fois ladite taxe pour l’année 2021, mais en la justifiant plus longuement.

Les requérants au conseil d’état ne sont nullement des travailleurs ou travailleuses du sexe mais des personnes qui reconnaissent elles-mêmes trouver avantage au travail des travailleur·euse·s“, relève Christine Defraigne. “J’ai toujours prôné personnellement l’encadrement de la prostitution, la protection sanitaire et la sécurité doublée d’une lutte sans merci contre les exploiteurs, les mafias, la traite des êtres humains.

Dans un communiqué Union des Travailleu(r)ses du Sexe Organisées Pour l’Indépendance (UTSOPI) regrette que les autorités communales votent, en pleine crise sanitaire (les bars à hôtesses sont actuellement fermés sur décision du gouverneur), des taxes “qui vont étrangler financièrement les travailleuses du sexe“. Directement, ou indirectement.

 

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