Mesures #Covid: les prostituées liégeoises interdites de baisers

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Début juin, le Conseil national de sécurité (CNS) permettait implicitement la reprise du secteur de la prostitution. Les conditions et la date de la réouverture des vitrines devant être fixées par les communes. A Liège, le protocole a été élaboré en collaboration avec des services sociaux et associations (Alias, UTSOPI, espace P…, Icar, …) , le cabinet du ministre Ducarme, un épidémiologiste et des consultants des Villes d’Anvers et de Schaerbeek.

Les prostituées liégeoises sont donc autorisées à travailler, à certaines conditions. L’on ne s’étonnera pas de l’obligation de désinfecter les portes, rambardes et autres surfaces après chaque client et du lavage des mains ainsi qua du visage des deux partenaires imposés au terme de chaque prestation. Les parties intimes ou le visage doivent également passer au nettoyage et, après chaque service, la couverture du matelas doit être systématiquement changée… ou désinfectée s’il s’agit de draps housses en polyuréthane.

Comme on le voit, l’amour tarifé n’est pas simple. D’autant que “le port du masque est obligatoire pour les travailleur.euses du sexe et les client.es, sauf pendant les relations sexuelles bucco-génitale où l’utilisation d’un préservatif ou d’une digue dentaire est recommandée“. Et le protocole de préciser que tout contact avec la salive, les baisers et les positions sexuelles face à face doivent être évités. Les positions autorisées n’étant pas détailles par la Ville, les discussions pourraient quelquefois renvoyer les parties dos à dos.

Enfin, le test systématique et régulier des travailleur.euses du sexe asymptomatiques n’est pas recommandé pour éviter les résultats “faux négatifs” qui existent malheureusement, donnant un faux sentiment de sécurité pouvant conduire à un moindre suivi des protocoles ou de l’utilisation de l’équipement.

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