MINISTRE DU LOGEMENT, DES POUVOIRS LOCAUX ET DE LA VILLE

Humusation : Fin du processus législatif en Wallonie

 

 

 

Sur la base du rapport de l’UCLouvain, le ministre des Pouvoirs locaux, Christophe Collignon, a décidé de ne pas prolonger la réflexion sur une possible réglementation de l’humusation en Wallonie.

 

Pour rappel, l’humusation est une pratique funéraire fondée sur la conversion aérobie des dépouilles. Concrètement, elle consiste à placer les corps au-dessus du niveau du sol, sur un lit de broyat et recouverts d’un matériau identique en vue de leur décomposition. Le processus vise la disparition des matières organiques molles dans un délai de trois mois.

 

Lors de la précédente législature, une étude scientifique avait été commandée auprès de la faculté des bioingénieurs de l’université catholique de Louvain. Son but était d’envisager la faisabilité et, partant, la reconnaissance de ce nouveau mode funéraire.

 

Au terme de deux phases d’expérimentations consécutives, les conclusions du rapport ont démontré l’inefficacité du processus, dans son aspect écologique :

 

–     les dépouilles ne se décomposent pas dans les délais prescrits, ni de manière adéquate en termes de salubrité ;

–     les conditions climatiques influent fortement sur le processus ;

–     la pollution des sols est importante (Nitrate, Amoniaque).

 

Compte tenu de ces éléments — et notamment du fait que les résultats de l’étude démontrent clairement les hauts risques de pollution environnementale — les activités d’humusation, qu’elle soit animale ou humaine, ne pourront se poursuivre ou se dérouler sur le territoire wallon. Le ministre des Pouvoirs locaux rappelle, sur la base de la nouvelle loi communale et du code wallon de l’environnement, l’absolue nécessité, pour les autorités communales, de prendre les mesures adéquates pour éviter tout danger en matière de salubrité publique.

 

Pour le ministre : « La fiabilité du procédé était le préalable à tout processus législatif, l’échec des expérimentations marque aujourd’hui la fin de celui-ci. D’autres pistes, basées sur des techniques traditionnelles éco-responsables, existent et sont à l’étude. Il est tout à fait possible de pratiquer ou d’imaginer des funérailles responsables et plus vertes. Un groupe de travail régional et un autre interrégional planchent d’ores et déjà sur la question. J’attends leurs conclusions avant d’envisager de proposer la légalisation de tout nouveau procédé. »

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