Nombre de restaurateurs liégeois sont au #bord de la faillite: “là on y est !”

L’HoReCa prévoit une action de manifestation autorisée par la Ville ce vendredi 5 février, de 15h à 17h30. Le mouvement concerne plusieurs communes de Bruxelles ou de Wallonie et particulièrement la Cité ardente où un collectif d’une cinquantaine de restaurateurs et cafetiers avait été créé au mois d’octobre.

Le but de cette manifestation est de porter la voix des professionnels de l’HoReCa afin qu’elle puisse être entendue par les différents gouvernements belges. Les pros demandent un prolongation des aides mais également un calendrier clair et des perspectives pour le secteur.

Car les responsables d’établissements ont le moral dans les chaussettes, d’autant que les ventes à emporter ne marchent pas assez en cette période. “Nous avions bien travaillé au Nouvel An mais là ce n’est plus le cas“, constate Jean-Philippe Skocek, qui tient le restaurant Terra Terrae, rue Hors-Château. “C’est peut-être à cause d’une lassitude, d’un manque de convivialité ou même de la météo morose…

mais je n’arrive plus à payer mes frais ! On espère pour la Saint-Valentin mais, après on va re-sombrer dans les difficultés. Et ça va être général !” Si le gouvernement ne prévoir pas une réouverture sans restrictions des établissements tels que le sien, ce très bon cuisinier prévoit, comme d’autres collègues, la faillite en mars.”Au début, je trouvais qu’on exagérait un peu, mais là on y est!

Juste devant la gare des Guillemins, la célèbre Madame Pita n’est pas à la gouaille: “J’ai réduit au maximum tous les frais que je pouvais comme le service carpettes, le bancontact,… Et je n’ouvre plus que 4 jours par semaine, surtout par rapport à mes habitués. Mais je viens travailler pour un chiffre d’affaires d’a peine 100€ par jour, ce qui n’est pas suffisant.” Hors de question pour elle de devoir travailler par la suite pendant deux ans pour rembourser des dettes dont elle n’est pas responsable! Passé le mois de mai, si une réouverture n’est pas possible au moins en terrasse, elle jette l’éponge. Et je parle d’une réouverture sans durcir davantage les mesures déjà strictes de l’an passé. Déjà que j’en avais marre de jouer les gendarmes…“, ajoute Joelle Longrée, qui se dit prête à attendre que l’on ait vacciné les personnes les plus fragiles.

0 Partages
Tweetez
Partagez
Partagez
Enregistrer