Vers une consommation de chaleur plus durable en Wallonie



Sur proposition du Ministre de l’Energie et du Climat, Philippe Henry, le Gouvernement de
Wallonie a pris acte de la nouvelle stratégie de réseaux de chaleur et de froid alimentés par
des cogénérations, des énergies fatales ou des sources d’énergies renouvelables. Loin de
constituer une simple mise à jour (exigée tous les 5 ans par l’Europe), cette stratégie
« chaleur » représente un cadre indispensable à la mise en place d’une véritable politique pour
rendre durable la chaleur consommée en Région wallonne.
Le rapport dresse tout d’abord un bilan de la consommation d’énergie thermique en Wallonie et
identifie le potentiel de chaleur renouvelable et fatale (chaleur de récupération) présent sur le
territoire. Ainsi, en 2016, la production de chaleur renouvelable s’élevait à 8.907 GWh, répondant
ainsi à plus de 13,5% des besoins globaux de chaleur de la Wallonie. À l’horizon 2050, la
consommation d’énergie thermique dans le secteur résidentiel devrait diminuer presque de moitié.
Dans les secteurs tertiaire et industriel toutefois, on s’attend à une consommation à peu près
équivalente, ce qui signifie qu’un changement dans la source d’approvisionnement sera
indispensable pour augmenter la part d’énergie renouvelable en chaleur.
Une analyse économique et financière a été réalisée afin d’identifier les technologies les plus
appropriées en fonction des profils de consommation. Ces comparatifs permettent d’évaluer la
pertinence de chaque scénario, tant d’un point de vue économique qu’en termes de diminution des
émissions de CO2. Il est tout d’abord intéressant de noter que toutes les solutions alternatives
intégrant un réseau de chaleur présentent des coûts nets actualisés plus performants qu’une
solution décentralisée et fossile. Il est cependant nécessaire d’adopter une vision à long terme pour
observer cet avantage. Ensuite, lorsque de la chaleur fatale est présente dans une zone, sa
valorisation est une solution compétitive avec le plus grand impact positif sur le bilan carbone. Il en
va de même pour la géothermie.
Ces scénarios ont permis d’identifier 28 mesures qui favorisent le recours aux énergies neutres en
carbone et maximisent la valorisation de la chaleur présente en Wallonie. Il s’agit avant tout de lever
les barrières qui empêchent actuellement la pleine valorisation du potentiel wallon en matière de
chaleur durable. Cette stratégie « chaleur » est donc un premier pas pour objectiver nos options et
travailler à une Wallonie 100% décarbonée en 2050.



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